Création

Campo Santo

  • 20h30mercredi 14 Décembre 2016
  • 20h30jeudi 15 Décembre 2016
+ horaires

Scène nationale d'Orléans

Impure histoire de fantômes

Création mondiale - Coproduction

  • Composition, conception Jérôme Combier
  • Scénographie, vidéo Pierre Nouvel
  • Assistant mise en scène Bertrand Lesca
  • Réalisateur en informatique musical – Ircam Robin Meier
  • Ingénieur du son Sébastien Naves
  • Lumières Bertrand Couderc

Mercredi 14, jeudi 15 décembre 20h30 - Salle Barrault
Renseignements et location 02.38.62.75.30
Tarif C
Durée 1h20


Campo Santo propose l’exploration d’un lieu oublié: Pyramiden, autrefois ville fleuron de la culture soviétique, cité minière septentrionale située au 78e parallèle perdue dans l’archipel norvégien du Spiztberg fut autrefois, à l’âge d’or du socialisme soviétique, l’emblème d’une organisation humaine construite autour du travail. Aujourd’hui, abandonnée, elle est synonyme d’une irréfragable destruction dont la cause est avant tout celle d’un déclin économique, la faillite d’un modèle culturel.

Campo Santo est une proposition musicale de Jérôme Combier, une proposition scénique et vidéo de Pierre Nouvel.
À la fois installation et concert, Campo Santo nous invite à questionner les ruines de nos sociétés, l’usure du temps, à partir pour le grand Nord et parcourir cette cité oubliée où Jérôme Combier et Pierre Nouvel ont passé plusieurs jours, collectant images et sons.


Théâtre

Les larmes amères de Petra Von Kant

  • 20h30mardi 06 Décembre 2016
  • 19h30mercredi 07 Décembre 2016
  • 20h30jeudi 08 Décembre 2016
  • 20h30vendredi 09 Décembre 2016
  • 18h00samedi 10 Décembre 2016
+ horaires

Centre Dramatique National Orléans/Loiret/Centre

  • Texte Rainer Werner Fassbinder
  • Mise en scène Arthur Nauzyciel
  • Avec Arna Hadžialjevic, Medea Novak, Helena Peršuh, Urška Taufer, Vesna Voncina, Milena Zupancic

Du 6 décembre au 10 décembre - Salle Vitez
Durée 1h30
Renseignements et location au 02.38.81.01.00 ou en cliquant ici

Petra von Kant est une créatrice de mode reconnue et une femme chez qui la maturité n’est pas gage de sérénité. Lorsqu’elle accueille chez elle une jeune fille, Karin, elle lui ouvre non seulement les portes de la réussite sociale mais aussi celles de son cœur, nouant ses propres excès aux exigences de son amante.
Mettant en scène cette pièce de l’auteur et cinéaste allemand Rainer Werner Fassbinder, Arthur Nauzyciel esquive les clichés qui lui collent trop souvent à la peau pour leur préférer un dévoilement à pas lent des strates souterraines qui palpitent sous l’anecdote. En fond de scène, une image géante change de couleur à chaque acte. Rouge, orange, verte, rose, jaune, cette toile de fond sursaturée est à l’image des monochromes warholiens : pop, énigmatique et sidérante. Elle impose aux regards du public le visage de l’actrice qui interprète Petra, Helena Peršuh. Visage fascinant, irréel, dans lequel on se perd et s’absorbe comme Petra, qui s’enfonce dans le cauchemar, se dissout dans le fantasme, se précipite dans la passion pour y trouver, peut-être, une nouvelle source d’inspiration.
Car au fond la pièce parle de cela : est-ce la vie qui fait l’art ou l’art qui fait la vie ? Cette question que pose Arthur Nauzyciel traverse la représentation. Elle est une parmi d’autres. Tout en suivant le fil mouvant où réel et fiction s’entremêlent, le metteur en scène emporte le drame vers une plus ample perspective. Il l’insère dans la grande histoire. Le relie aux destins successifs d’une Allemagne à trois facettes. Celle de la mère de Petra, l’Allemagne nazie, celle de Petra elle-même, l’Allemagne d’après-guerre et ses désirs de reconstruction, celle enfin de Karin, c’est-à-dire l’Allemagne d’aujourd’hui, libérale, conquérante. C’est dire si dans l’amour entre les deux femmes se rejouent et se réactivent des enjeux qui les dépassent et qui ont à voir avec des mécanismes sociaux, économiques et politiques.
Fassbinder n’était pas un auteur de romans de gare mais un observateur lucide des duretés de son époque. Le spectacle qu’a créé Arthur Nauzyciel à Ljubljana en Slovénie et qui est présenté au CDN Orléans/Loiret/Centre, en slovène surtitré en français, n’est pas une comédie désinvolte. Si l’extrême élégance des six actrices, habillées par le créateur de mode Gaspard Yurkievich, et la sensualité du décor de Riccardo Hernandez mis en lumière par Scott Zielinski, plongent le spectateur dans une irrépressible expérience sensorielle, il reste qu’une âpreté est là, corrosive, tenace. Elle a à voir avec l’amertume des larmes de Petra von Kant.


Théâtre

La cantatrice chauve

  • 19h00mercredi 30 Novembre 2016
  • 19h00jeudi 01 Décembre 2016
  • 20h30vendredi 02 Décembre 2016
  • 20h30samedi 03 Décembre 2016
  • 15h00dimanche 04 Décembre 2016
  • 20h30mardi 06 Décembre 2016
  • 19h00mercredi 07 Décembre 2016
  • 20h30jeudi 08 Décembre 2016
  • 20h30vendredi 09 Décembre 2016
  • 20h30samedi 10 Décembre 2016
+ horaires

CADO

  • D'Eugène Ionesco
  • Mise en scène Pierre Pradinas
  • Avec Romane Bohringer, Matthieu Rozé, Aliénor Marcadé-Séchan (distribution en cours)
  • Scénographie Orazio Trotta et Simon Pradinas

Du 30 novembre au 10 décembre - Salle Touchard
Renseignements 02 38 54 29 29
Location internet et par correspondance à partir du vendredi 16 septembre
Location sur place à partir du mercredi 23 novembre 13h00

M. et Mme Smith ont invité à dîner M. et Mme Martin. Surviennent la bonne et le capitaine des pompiers. Ils parlent de choses et d’autres sans rien échanger de personnel, et puis cela dérape.…
Au mot «absurde», Ionesco préférait celuid’«étonnement». Ce qui est absurde, en effet, ce n’est pas son théâtre, c’est le monde qu’on découvre dans le miroir qu’il nous tend: le nôtre. Et ce reflet ne vieillit pas. Mieux, il se réincarne au gré des métamorphoses de nos sociétés, et sous nos yeux étonnés, les Smith et les Martin continuent d’échanger des banalités sur leur radeau dérivant dans la houle.…
La cantatrice chauve, qui n’est ni chauve, ni cantatrice, s’oppose à toutes les traditions dramatiques répertoriées. Créée en 1950, cette «anti-pièce» de Ionesco abolit la frontière traditionnelle entre le tragique et le comique.
Cette pièce emblématique est un élément essentiel dans le parcours de metteur en scène de Pierre Pradinas, qui, depuis qu’il l’a découverte, n’envisage plus un théâtre qui soit dénué d’humour ou d’une connivence avec le spectateur: «Ionesco ne nous accable pas, il partage avec nous l’absurdité de nos postures, il nous fait rire de nous-mêmes, et ce n’est pas désespérant parce que grâce à lui, on se comprend mieux, et on est pris d’une furieuse envie de réagir».


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